Début août, l'Office fédéral du sport OFSPO et Swiss Olympic annonçaient la création, fin 2007, d'une agence nationale antidopage tout en rappelant que d'autres mesures s'imposaient pour lutter efficacement le dopage. En proposant au Parlement de ratifier la Convention de l'UNESCO contre le dopage dans le sport, le Conseil fédéral a franchi un pas de plus dans cette voie.
Les Etats ayant adhéré à la Convention de l'UNESCO contre le dopage dans le sport sont tenus de prendre des mesures concrètes en la matière. Il s'agit, par exemple, de limiter la disponibilité de substances et de méthodes interdites (sauf pour usage thérapeutique légitime) ou de retirer leur soutien financier aux sportifs et membres de l'encadrement des sportifs ayant commis une violation des règles antidopage. Ces Etats parties s'engagent, en outre, à se doter d'un cadre juridique visant à faciliter l'organisation des contrôles antidopage dans leur pays.
En approuvant l'adhésion de la Suisse à la Convention de l'UNESCO contre le dopage dans le sport, le Conseil fédéral démontre qu'il soutient ce pas important pour une lutte contre le dopage unifiée au niveau international. La Suisse applique déjà, dans le cadre de sa législation, les principes de ladite Convention.
Quelque 30 fédérations sportives internationales ont aujourd'hui, comme le CIO et le bureau européen de l'AMA, leur siège en Suisse. Il incombe donc à la Suisse de satisfaire aux exigences internationales dans le domaine de la lutte contre le dopage.

