Olivier Streit

« J’ai toujours été passionné par les véhicules et la mécanique »

Mécatronicien d’automobiles, apprentissage à la Base logistique de l’armée, Centre logistique de l’armée Grolley
Mécatronicien d’automobiles, apprentissage à la Base logistique de l’armée, Centre logistique de l’armée Grolley

En quoi consiste l’activité d’un mécatronicien sur automobiles ?

L’éventail des tâches s’étend des simples services aux révisions complètes, en passant par la maintenance et les diagnostics, c’est-à-dire le dépistage des défectuosités. De nombreux défauts en effet ne sautent pas aux yeux. La recherche de ces derniers se fait par étapes, jusqu’au moment où on découvre la cause du problème, ce qui permet de s’y attaquer. Je suis capable de travailler de manière largement indépendante, tout en sachant que lorsque des questions se posent, je peux toujours aller consulter mon chef ou mon formateur.

A quels domaines ton apprentissage t’a-t-il permis de toucher jusqu’ici ?

Comme mécatronicien sur automobiles, on peut se spécialiser sur les poids lourds ou sur les véhicules légers. Mon choix s’est porté sur les derniers. Cependant, pendant la durée de la formation, tous les apprentis travaillent dans différents ateliers, par exemple à la carrosserie, à l’atelier de peinture, au service des batteries et au centre des contrôles. Notre formation nous permet de découvrir les multiples facettes de ce métier.

Tu es le premier en Suisse romande à avoir suivi avec succès la formation en deux ans seu-lement au lieu de quatre. Qu’est-ce qui t’y a poussé ?

C’est la passion pour ce métier ! Depuis mon enfance, je me suis toujours intéressé aux vé-hicules et à la mécanique. Après le gymnase, j’ai décidé de faire l’apprentissage de méca-tronicien sur automobiles. Dans ma décision de suivre cette formation en deux ans au lieu de quatre, j’ai toujours bénéficié du soutien de l’école et de l’exploitation. Certes, ces deux ans ont été particulièrement astreignants, mais cela en valait la peine.

Qu’y a-t-il de particulier dans ton apprentissage ?

Chaque fois qu’il faut rechercher la cause d’un défaut ou d’un dérangement, il faut relever un nouveau défi. En outre, à la Base logistique de l’armée, nous apprenons encore ce qu’est la pure mécanique. Contrairement à l’économie privée, nous pouvons effectuer la révision complète d’un moteur. C’est ce qui rend notre métier passionnant.

Si c’était à refaire, recommencerais-tu le même apprentissage ?

Oui, car la formation est très variée. Chaque journée de travail est différente. Si quelqu’un s’intéresse à la mécanique, à l’électronique et, bien sûr, aux véhicules, je lui recommande vivement l’apprentissage de mécatronicien sur automobiles.

Sais-tu déjà ce que tu feras après ton apprentissage ?

J’ai décidé d’obtenir le diplôme de bachelor en mécatronique sur automobiles à la Haute école d’ingénieurs de Bienne. En effet, le marché de l’emploi pour les mécatroniciens est très intéressant actuellement. Les spécialistes dans ce domaine sont particulièrement recherchés.