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InformationsPublié le 25 janvier 2024

«Nous ne sommes pas comme les autres»

Pascal Mosimann est chef de projet Événementiel au Centre des médias numériques de l’armée MNA et son travail est tout sauf routinier. Cet habitant de Niederwangen (BE) âgé de 41 ans nous explique dans une interview quels sont les moments qu’il trouve particulièrement palpitants et avec qui il partirait volontiers en tournée mondiale.

Communication DDPS, Tanja Rutti

Pascal Mosimann, vous êtes chef de projet Événementiel au Centre des médias numériques de l’armée MNA. En quoi consiste votre travail?
Les chefs de projet Événementiel couvrent les besoins techniques, respectivement audiovisuels, lors d’événements impliquant les différents bénéficiaires de prestations du DDPS : rapports annuels, conférences, manifestations publiques ou encore événements spéciaux tels que spectacles aériens et réunions de leadership.

Combien d’événements par année cela représente-t-il environ?
En collaboration avec les partenaires OMC et Geza Hiba, également chef de projet du Centre MNA, j’encadre entre 40 et 60 manifestations par année.

Comment avez-vous commencé à travailler dans l’événementiel?
J’ai suivi une formation commerciale dans le secteur automobile et à ce moment-là déjà, je m’intéressais beaucoup aux aspects techniques. Plus jeune, j’aimais aussi mixer comme DJ pendant mon temps libre et j’étais assez doué dans tout ce qui avait trait à la technologie audio. J’ai vite compris que plus tard, je me dirigerais vers l’événementiel et après quelques emplois temporaires, j’ai été engagé comme collaborateur dans une société d’événementiel où j’ai fait mes premières armes.

Depuis quand travaillez-vous au DDPS et comment avez-vous obtenu ce poste au centre MNA?
Je travaille au DDPS depuis juillet 2019. Avant cela, j’étais devenu chef de projet dans la société d’événementiel bernoise que je viens de mentionner. Cette entreprise faisait partie des partenaires OMC de longue date du Centre MNA, avec lequel j’avais donc déjà collaboré et participé à l’organisation de plusieurs manifestations de l’armée. Après avoir passé 15 ans dans la même boîte, j’ai eu envie de changement. Ça tombait bien, car face à une demande croissante, le Centre MNA avait besoin d’un deuxième chef de projet et c’est comme ça que j’ai rejoint le DDPS.

Vous aviez cependant déjà travaillé au DDPS auparavant, n’est-ce pas?
Oui, j’avais travaillé quelque temps aux RH des Forces aériennes et l’environnement m’avait beaucoup plu.

Qu’est-ce qui rend votre travail unique?
Aucun jour ne ressemble à un autre ! On n’a jamais le temps de s’ennuyer et on rencontre sans cesse de nouveaux défis.

Il faut être passionné et capable de regarder plus loin que le bout de son nez.

Quelles conditions faut-il remplir pour exercer votre profession?
Il faut certainement savoir s’organiser, s’intéresser à la technologie et aimer les rapports humains. On doit aussi avoir un esprit de synthèse, accepter de travailler avec des horaires irréguliers et parfois très tard et être prêt à se déplacer dans toute la Suisse. Il faut en outre être capable de regarder plus loin que le bout de son nez et de s’investir à fond. Il faut avoir un certain goût pour ce travail et entre nous, on dit toujours que nous ne sommes pas comme les autres. (Il rit).

Quelles sont pour vous les situations particulièrement palpitantes?
Par exemple, quand un problème technique intervient cinq minutes avant le début d’un spectacle et qu’il faut le régler le plus rapidement et le plus discrètement possible. Il faut savoir maîtriser ses nerfs, sinon nous transmettons notre stress aux autres. Dans ce genre de situation, il est essentiel de garder son calme.

Quels sont les moments les plus marquants d’une manifestation?
Même avec plus de 18 ans d’expérience dans le domaine, certainement la tension qui monte juste avant le début de l’événement, puis pendant son déroulement. Le sentiment de soulagement et la fierté que l’on ressent à la fin d’une manifestation complexe qui s’est bien déroulée est aussi toujours particulier. Sans oublier bien sûr les émotions du public!

Un événement particulier vous a-t-il marqué?
La journée des cadres organisée par la cheffe du DDPS en février 2020 et qui a dû être annulée à la dernière minute à cause du Covid est certainement un événement inoubliable, de même que les différents engagements pendant la pandémie et la réorganisation complète des manifestations numériques. Mon premier engagement au Centre MNA, à savoir l’animation de la fête pour célébrer les 200 ans de la place d’armes de Thoune et qui se déroulait en partie en plein air avec une vaste sonorisation, reste aussi un excellent souvenir. Dans mon emploi précédent, je dirais par exemple le Swiss Economic Forum d’Interlaken, où nous avons travaillé pendant 30 heures d’affilée, et une exposition d’art renversante dans une galerie bâloise. (Il éclate de rire).

Qu’est-ce qui vous plaît particulièrement dans votre travail?
J’aime voyager et découvrir des lieux et des sites que je n’aurais jamais eu l’occasion de connaître dans un autre contexte. J’aime aussi les magnifiques rencontres que je fais régulièrement avec des personnalités très différentes, du soldat au chef de l’Armée ou encore du citoyen lambda aux grands pontes de la politique, de l’économie et du sport. J’apprécie aussi l’autonomie et la grande liberté que m’offre ma profession et l’équilibre entre les tâches de planification que j’effectue au bureau et la mise en place sur le lieu des manifestations.

Et qu’est-ce qui vous plaît un peu moins?
J’accorde beaucoup d’importance à ma famille et il n’est pas toujours facile de gérer les longues absences. On dépend aussi de la technologie et il faut toujours espérer que tout se passera bien. C’est parfois frustrant de faire face à un imprévu malgré l’entretien régulier du matériel et les nombreux contrôles effectués.

Partir en tournée mondiale avec un groupe de rock serait aussi fantastique.

Y a-t-il un événement auquel vous rêvez de participer en tant que technicien dans l’événementiel?
Oui, il y en a quelques-uns! J’aurais par exemple du plaisir à travailler pour un grand événement sportif, comme le Superbowl, la finale de la Coupe du monde de football ou le NBA All-Star Game. Participer aux spectacles du Cirque du Soleil à Las Vegas, où même les techniciens doivent être encordés pour des raisons de sécurité, doit aussi être une expérience extraordinaire ! Partir en tournée mondiale avec un groupe de rock serait aussi fantastique. C’est le rêve de tous les techniciens de l’événementiel! (Dit-il avec les yeux brillants et un sourire malicieux).

Domaine d’activité du chef de projet Événementiel au centre MNA

  • Conseils et soutien au niveau du déroulement, du contenu et de la communication
  • Organisation et coordination des ressources requises sur le plan de la technique événementielle (matériel, personnel, transport)
  • Coordination sur place entre les bénéficiaires de prestations et les techniciens
  • Aide lors du chargement et déchargement, coordination et aide lors de l’installation et du démontage
  • Gestion du programme et du fonctionnement de la technique pendant l’événement
  • Controlling (budget, factures, achats)
  • Stratégie MNA (portefeuille et gestion du matériel)

Selon l’ampleur de l’événement, le chef de projet encadre une équipe de 10 personnes en moyenne. Membres de l’équipe : technicien audio, technicien vidéo, technicien en images (caméras), opérateur caméra, éclairagiste, responsable de contenu, responsable d’installation, aides divers/trucker