Aller au contenu principal

Publié le 27 juin 2024

Plan d’action Protection de l'air

Dans son plan d’action Protection de l'air, le DDPS définit ses objectifs de réduction de la pollution atmosphérique pour la période allant jusqu'en 2030. Les mesures prévues visent principalement à contrôler les émissions des installations de chauffage ou de refroidissement, des groupes électrogènes et des petits appareils à essence.

Émissions provenant du chauffage

Aperçu

Aujourd’hui, près de 90% des émissions de polluants atmosphériques sont dues aux activités humaines. Les chauffages, le trafic motorisé et les installations industrielles ont modifié la composition de l’air de manière décelable. La combustion de carburants dans les véhicules ou le brûlage de combustibles dans les chaudières produit des oxydes d’azote (NOx), du monoxyde de carbone (CO), du dioxyde de soufre (SO2), des composés organiques volatils (COV) et des particules fines (PM10). Ces polluants ont des effets négatifs sur la population, les écosystèmes, les bâtiments et les matériaux.

Vision et stratégie

Aujourd’hui, il n’est pas encore possible d’éviter complétement les émissions de polluants atmosphériques. La charge polluante doit donc être limitée au maximum jusqu’à ce que les progrès technologiques permettent des applications qui ne portent pas atteinte à l’air. Pour cela, il est important que le DDPS suive l’évolution des techniques et réfléchisse à l’usage qu’il pourrait faire des nouvelles technologies. La vision :

Les immeubles, les machines, les véhicules et les avions du DDPS n’émettent plus de polluants atmosphériques.

Axes

La stratégie comporte deux axes:

  • réduire les émissions de polluants atmosphériques
  • tester et appliquer de nouvelles technologies

Controlling

Le DDPS contrôle régulièrement le degré de réalisation des objectifs et la mise en oeuvre des mesures définies dans le présent plan d’action.

Objectifs et mesures

À partir de la vision et des axes stratégiques, le plan d’action Protection de l’air DDPS fixe quatre objectifs. Chaque unité administrative du département contribue à leur réalisation par ses propres mesures. D’ici à 2030, le DDPS entend réaliser les objectifs et les mesures suivants:

Objectif : d’ici à 2030, une grande partie des systèmes de chauffage à combustible fossile est remplacée par des installations moins polluantes

D’ici à 2030, le DDPS remplace progressivement toutes les chaudières à mazout1 concernées2 par des installations de production de chaleur fonctionnant sans énergie fossile. Il s’assure que les systèmes de chauffage à combustible fossile sont exploités conformément à l’OPair jusqu’à leur remplacement.

1 Le remplacement des chauffages au gaz naturel par des installations à agents énergétiques renouvelables se fait selon le plan d’entretien. Pour une durée de vie de 30 ans, près de 33% de la consommation de gaz seront remplacés par des sources d’énergie renouvelables d’ici à 2030 (cf. ch. 3.4.3 Concepts de mise en oeuvre Assainissements de bâtiments, production d’électricité et de chaleur et stations de recharge du 8 septembre 2020).
2 Les installations qui ne servent qu’à couvrir les pics de consommation, à assurer un remplacement provisoire ou à servir de chauffage de secours ne sont pas concernées. Des exceptions s’appliquent en outre aux centrales de cogénération, aux sites spéciaux et aux installations utilisées dans le cadre de projets de recherche (cf. ch. 3.4.2 Concepts de mise en oeuvre Assainissements de bâtiments, production d’électricité et de chaleur et stations de recharge du 8 septembre 2020).

Mesures

  • remplacer de manière anticipée et continue les systèmes de chauffage à combustible fossile par des installations moins polluantes
  • garantir que les chaudières à mazout sont exploitées conformément à l’OPair jusqu’à leur remplacement

Objectif : des moyens d’exploitation moins polluants sont utilisés

Le DDPS remplace progressivement ses installations de réfrigération et de congélation, machines frigorifiques, dessiccateurs, installations de climatisation et pompes à chaleur contenant des fluides frigorigènes synthétiques par des installations qui fonctionnent avec des réfrigérants naturels. Les fluides frigorigènes synthétiques ne sont utilisés que s’il est impossible d’employer des réfrigérants naturels. Tous les petits appareils du DDPS utilisés par la troupe ou pour l’entretien des aménagements extérieurs fonctionnent soit avec de l’essence alkylée peu polluante, soit à l’électricité ou sur batterie électrique. Lorsqu’il achète du carburant pour ses véhicules et ses avions, le DDPS mise sur une qualité élevée selon les normes suisses. Il fait contrôler les livraisons importantes en laboratoire pour s’assurer qu’elles respectent les exigences de qualité.

Mesures

  • augmenter la part des fluides frigorigènes naturels et améliorer les techniques de climatisation et de refroidissement
  • utiliser au lieu de l’essence uniquement de l’essence alkylée pour les petits appareils à essence
  • si possible, équiper les véhicules diesel de manière à pouvoir utiliser de l’AdBlue

Objectif : les systèmes existants qui seront encore utilisés à moyen ou à long terme sont modernisés

Le DDPS réduit en permanence les émissions de polluants atmosphériques de ses groupes électrogènes en tenant compte des progrès techniques. Le DDPS équipe ses machines de chantier de filtres à particules et tient compte des prescriptions de la Directive Air Chantiers (OFEV, 2016) dans ses projets de construction. Les véhicules diesel utilisés par la troupe sont si possible équipés de filtres à particules ou remplacés progressivement par des modèles modernes moins polluants (voir le plan d’action Énergie et climat DDPS et ses mesures de réduction des émissions de CO2 dans le domaine de la mobilité au sol).

Mesure

  • équiper de manière ciblée les groupes électrogènes stationnaires de filtres à particules ou les remplacer si nécessaire

Objectif : les nouveaux systèmes sont aussi peu polluants que possible

Pour son administration, le DDPS privilégie l’achat de véhicules purement électriques. Le plan d’action Énergie et climat fixe des objectifs supplémentaires dans le domaine de la mobilité au sol, dont le recours à des modes de propulsion alternatifs pour les véhicules militaires. La réduction des émissions de CO2 visée a également un effet positif sur la qualité de l’air.

Mesures

  • agrandir le parc de véhicules administratifs purement électriques
  • ne déroger au principe de l’acquisition de véhicules administratifs électriques qu’à titre exceptionnel
  • en cas de nouvelles acquisitions, commander des véhicules optimisés pour émettre peu de polluants
  • acheter de préférence de petits appareils fonctionnant à l’électricité ou sur batterie

Coûts

Le DDPS estime que d’ici à 2030, les dépenses de biens et services et de personnel liées à la mise en oeuvre des mesures devraient atteindre 125 millions de francs, pour 70 000 heures de travail. Le montant réel dépendra de l’ampleur des mesures réalisées.

Informations complémentaires