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Investissements et postes de travail pour les régions concernées

Au total, le DDPS compte plus de 1200 postes à plein temps sur les bases aériennes de Payerne, d’Emmen et de Meiringen. De plus, quelque 490 millions de francs doivent y être investis au cours des prochaines années.

26.08.2020 | Communication DDPS, Marco Zwahlen

 

La présence de bases aériennes implique toujours des nuisances sonores. Pour les régions qui les accueillent, il est d’autant plus important qu’elles apportent une plus-value économique à la population. Leurs avantages et leurs inconvénients ont aussi fait l’objet de discussions au Parlement dans le cadre de l’acquisition de nouveaux avions de combat. 

À l’heure actuelle, il n'est pas encore possible de définir une répartition des postes de travail, ni pour l'exploitation ni pour des travaux d’entretien et de réparation. En revanche, des indications peuvent être fournies quant au nombre actuel de postes de travail, au montant des investissements et au nombre de mouvements aériens.

Plus de 1200 équivalents plein temps au DDPS...

Selon les chiffres de janvier 2020, le DDPS dispose actuellement de quelque 630 équivalents plein temps (EPT) à Payerne, dont une quarantaine d’apprentis. L’introduction et la montée en puissance du service de police aérienne 24 ont permis de créer une centaine d’EPT au cours des quatre dernières années. 

À Emmen, le DDPS compte environ 440 EPT, dont une dizaine d’apprentis. Sur l’aérodrome de Meiringen, le DDPS possède 196 EPT, dont 25 places d’apprentissage.

En outre, des prestations sont fournies par des partenaires externes sur tous les sites. Il peut s’agir par exemple de livraisons de matériel auxiliaire, de matériel de consommation ou de mobilier, d’aliments destinés aux cantines, d’entretien de bâtiments ou de véhicules, de travaux d’aménagement, de prestations de nettoyage, de blanchisserie ou de transport, ou de services liés à l’hôtellerie ou à la gastronomie. Les dépenses correspondantes s’élèvent à plusieurs millions de francs par an. 

Équivalents plein temps et apprentis du DDPS

État : janvier 2020
  EPT  Apprentis
Payerne  630  40
Emmen  440  10
Meiringen 196  25
Total  1’266 75

…et plus de 1000 équivalents plein temps chez RUAG

S’y ajoutent quelque 750 EPT sur les sites de RUAG MRO Holding SA à Emmen, Alpnach et Stans, qui sont directement liés aux Forces aériennes. Une centaine d’apprentis sont formés en tout sur ces trois emplacements.

Si RUAG MRO Holding SA n’a pas de collaborateurs fournissant directement des prestations aux Forces aériennes à Meiringen même, le groupe en compte environ 250 à Wilderswil et Zweisimmen. Ces deux sites offrent en outre 25 places d’apprentissage.

À Payerne, où RUAG MRO Holding SA construit actuellement un nouveau stationnement, l’entreprise compte neuf EPT environ, auxquels s’ajoute une part au moins de ses fonctions de soutien essentielles (logistique, finances, ressources humaines, etc.).

Des investissements de plus de 490 millions de francs

Entre 2020 et 2029, plus de 490 millions de francs suisses seront investis dans les sites des Forces aériennes à Payerne, Emmen et Meiringen.

  • Payerne : de 2015 à 2019, d'importants investissements immobiliers ont été réalisés sur l'aérodrome militaire et la places d'armes pour un montant total de 160 millions de francs suisses. Entre 2020 et 2029, 344 millions supplémentaires seront investis.
  • Emmen : entre 2015 et 2019, environ 103 millions de francs seront investis. De 2020 à 2029, des investissements supplémentaires d'un montant total de 76 millions de francs suisses sont prévus.
  • Meiringen : environ 28 millions de francs suisses ont été investis dans la maintenance et les nouvelles constructions entre 2015 et 2019. D'autres investissements à hauteur de 70 millions de francs suisses sont prévus pour les années 2020 à 2029. 

Les chiffres susmentionnés pour la période 2020-2029 n'incluent pas les investissements de 100 millions de francs suisses liés au nouvel avion de combat.

Conséquences de l’acquisition de nouveaux avions de combat

Au cours des prochaines décennies, l’acquisition de nouveaux avions de combat permettra de garantir plusieurs milliers de postes de travail hautement qualifiés grâce aux investissements et aux travaux d’entretien correspondants.

En cas de non-renouvellement des moyens de défense aérienne, les Forces aériennes ne pourraient plus se maintenir sous leur forme d’aujourd’hui après 2030. Comme les avions de combat actuels atteindront la fin de leur cycle de vie et ne pourront plus être utilisés, des postes de travail seraient immanquablement perdus, et ce, tant au DDPS qu’au sein des partenaires industriels ou des PME concernées.

L’avionneur choisi pour les nouveaux avions de combat devra compenser 60 % de la valeur contractuelle par l’octroi de mandats en Suisse. Les entreprises bénéficiant d’affaires compensatoires recevront davantage de mandats, ce qui leur permettra d’assurer des emplois voire d’en augmenter le nombre. De plus, les affaires compensatoires peuvent offrir un accès à des technologies de pointe ou à des savoir-faire, générer un volume d’exportation supplémentaire et renforcer la position de l’industrie suisse sur les marchés internationaux. En son temps, l’acquisition de la flotte de F/A 18 C/D avait permis à quelque 400 entreprises helvétiques (dont trois quarts de PME) de profiter d’affaires compensatoires.

Nombre de décollages et d’atterrissages

Les Forces aériennes s’efforcent toujours de réduire au minimum le bruit généré par les aéronefs lors de l’accomplissement de leurs missions, notamment en effectuant des entraînements sur des simulateurs ou dans des zones peu habitées à l’étranger.

Le nombre de mouvements aériens figure dans le plan sectoriel militaire. Les contingents approuvés n’ont pas été atteints, et de loin. À Payerne, le plan sectoriel accorde actuellement un contingent annuel de 11'000 mouvements pour les avions de combat, répartis en principe entre F/A 18 et F 5, alors que les mouvements effectifs ne se sont élevés qu’à 8'388 en 2019.

Quelque 12'000 mouvements sont actuellement autorisés pour les jets sur la Base aérienne d’Emmen, mais ils seront réduits à environ 5'000 à l’avenir. En 2019, seuls 3'370 mouvements ont réellement été effectués.

À Meiringen, les avions de combat ont accompli 3'501 mouvements en 2019, sur environ 5'000 mouvements annuels autorisés.

Mouvements aériens en 2019

Mouvements aériens en 2019
  Autorisés  Effectués
Payerne  11’000  8’388
Emmen  * 12’000  3’370
Meiringen  5’000  3’501
Total 28’000 15’259

* À l’avenir : 5'000 mouvements aériens autorisés par année