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L’ancien dépôt de munitions de Mitholz

Ehemaliges Munitionslager Mitholz

Aperçu

Les risques consécutifs à une éventuelle explosion de restes de munitions dans l’ancien dépôt de Mitholz sont plus élevés qu’on ne l’estimait jusqu’à présent. C’est la conclusion, en 2018, d’un rapport d’experts mandatés par le DDPS ainsi que d’une expertise rendue par l’Office fédéral de l’environnement. En conséquence, le Conseil fédéral a chargé le DDPS à l’été 2018 de mettre sur pied un groupe de travail. Celui-ci réunit des représentants de la Confédération, des cantons de Berne et du Valais, des communes de Kandergrund et de Kandersteg, ainsi que de l’entreprise ferroviaire BLS. Il a été chargé de faire réaliser d’autres investigations techniques, de proposer des mesures concrètes pour réduire les risques aux alentours du site, de prévoir un plan d’alarme et d’urgence, et de clarifier diverses questions juridiques.

Plusieurs dispositions ont été déjà été prises, comme l’installation d’un système de mesure et d’alarme ou la réalisation d’études techniques complémentaires dans les domaines géologiques et hydrologiques. Le canton de Berne a élaboré en outre un plan d’urgence.

Objectif : l’évacuation

Afin de réduire les risques à un niveau acceptable à long terme, plusieurs solutions ont été envisagées depuis décembre 2018 dans le cadre du projet « Évaluation de variantes pour le site de Mitholz ». L’évacuation des restes de munitions, seule façon d’éliminer définitivement le risque causé par leur existence, a fait l’objet d’un examen plus approfondi. Les variantes ne différant guère les unes des autres, un concept global d’évacuation des restes de munitions a été poursuivi. Ce concept englobe des mesures préparatoires, comme la protection structurelle des voies routières et ferroviaires ou le déplacement de la population, afin de ramener à un niveau acceptable les risques liés aux opérations d’évacuation. En l’état actuel des connaissances, les travaux préparatoires et l’évacuation proprement dite prendront au moins vingt ans.

Dans le cas où l’évacuation devait s’avérer impossible ou devait être interrompue pour des raisons techniques ou de sécurité, le concept prévoit un plan B : la possibilité de recouvrir les restes de munitions.

Décision du Conseil fédéral

Dans son rapport final, après approbation du projet par les autorités cantonales et communales concernées ainsi que par une grande partie des habitants de Mitholz auxquels il avait été soumis, le groupe de travail créé par le Conseil fédéral recommande de mettre en œuvre le concept global d’évacuation.

Le Conseil fédéral s’est également prononcé en faveur de l’évacuation, confirmant ainsi la voie suivie jusqu’à présent par le DDPS, les cantons concernés et les communes. Le DDPS est maintenant chargé de planifier concrètement cette évacuation en collaboration avec les services fédéraux concernés et de préparer un message parlementaire pour l’automne 2022, dans lequel il demandera un crédit d’engagement pour financer les mesures à mettre en œuvre.

Répercussions sur la population

Les travaux d’évacuation ont des répercussions sur la population, mais aussi sur les axes de circulation entre Kandergrund et Kandersteg. Selon la perspective actuelle, les habitants devront partir pendant les travaux d’évacuation, pour une période qui pourrait dépasser dix ans selon l’évolution du chantier. Des mesures de protection sont aussi nécessaires pour garantir la praticabilité des voies d’accès routières et ferroviaires. Afin de protéger la route nationale, le Conseil fédéral a retenu la variante « Prolongement du tunnel de Mitholz ».

Soutien aux personnes et familles concernées

La cheffe du DDPS, la conseillère fédérale Viola Amherd, a informé la population de la décision du Conseil fédéral de procéder à l’évacuation. Aucune séance d’information ne pouvant être organisée en raison de la pandémie de COVID-19, c’est par une lettre personnelle et un message vidéo que Madame Amherd s’est adressée à la population.

Le DDPS proposera aussi un accompagnement aux personnes concernées, en particulier dans la préparation de leur départ et dans la recherche de solutions concrètes pour l’avenir. Un soutien sera offert aux personnes et familles qui le souhaitent et qui en ont besoin, et le dialogue sera recherché avec les principaux concernés.

Le DDPS informe la population et les autorités concernées en continu.

Organisation de projet associant toutes les parties concernées

Le Conseil fédéral a chargé le DDPS de mettre en place une organisation de projet afin de continuer les travaux et de projeter la réalisation du concept global d’évacuation. Il s’agira aussi d’associer à cette organisation les personnes directement concernées ainsi que les services des communes, des cantons, de la Confédération et d’autres secteurs, tels que le tourisme ou la protection de l’environnement. Le groupe de travail actuel sera dissous fin 2020.

L’ancien dépôt de munitions de Mitholz

Pendant la Deuxième Guerre mondiale, un dépôt de munitions militaire souterrain a été construit à Mitholz, sur la commune bernoise de Kandergrund. En 1947, des magasins de munitions y ont explosé, faisant neuf victimes aux alentours. Quelque 7000 tonnes brutes de munitions étaient entreposées à Mitholz : une partie a explosé, une autre partie a été évacuée ; mais selon une estimation, jusqu’à 3500 tonnes brutes, soit plusieurs centaines de tonnes de substances explosives, sont restées sur place, sous les éboulis. Deux rapports, l’un de 1949 et l’autre de 1986, avaient conclu qu’une nouvelle explosion n’était certes pas totalement exclue mais qu’un éventuel incident ne provoquerait que des dommages légers à l’intérieur du site et que celui-ci pouvait donc continuer à être exploité. En 1948, l’évacuation complète des restes de munitions avait été considérée comme trop risquée, essentiellement pour des raisons géologiques.

FAQ

Population

Les experts estiment que des mesures d’urgence ne sont pas nécessaires pour protéger la population locale. En l’état actuel des connaissances, les habitants de Mitholz devront déménager pendant les travaux de déblaiement, pour une durée qui, suivant l’évolution de la situation, pourrait dépasser dix ans.

Le DDPS proposera un accompagnement à la population touchée, notamment en l’aidant à préparer son départ et en trouvant des solutions concrètes pour l’avenir. Un soutien sera offert aux personnes et familles qui le souhaitent et qui en ont besoin, et le dialogue sera recherché avec les principaux concernés.

Il n’est guère envisageable de protéger les habitations. Les mesures à prendre portent donc sur l’ancien dépôt de munitions ou sur les voies de transport.

En cas d’événement, il a été précisé que le DDPS serait responsable des dommages causés par l’explosion de munitions. Le périmètre d’indemnisation est désormais basé sur le périmètre d’urgence du canton de Berne. Dans le canton de Berne, les dommages aux bâtiments causés par des explosions sont couverts par l’assurance immobilière obligatoire depuis 1971.

Malgré le risque, l’utilisation des propriétés n’a souffert d’aucune restriction à ce jour. Sur la base d’une première évaluation juridique, il est à l’heure actuelle peu probable qu’une obligation de verser une indemnisation pour perte de la valeur immobilière soit prévue. Néanmoins, en raison de la situation particulière, le DDPS a décidé de verser une compensation annuelle aux propriétaires concernés jusqu’à ce qu’une réévaluation de la situation soit faite.

Selon le principe de causalité, la Confédération en tant que propriétaire de l’ancien dépôt de munitions assumera, dans certains cas dûment justifiés et en rapport direct avec la situation, la moins-value en cas de vente ou de perte de loyers. En l’occurrence, la situation actuelle à elle seule ou l’éventuelle dépréciation temporaire d’un immeuble ne suffit pas à instaurer une obligation de verser une indemnité.

Le Conseil fédéral part du principe que les défis peuvent être relevés avec le système et les procédures juridiques en vigueur. Les instruments existants tels que les arrêtés fédéraux sur le financement ou les accords avec les parties concernées sur les conditions d’indemnisation et de rachat assurent la sécurité juridique nécessaire, même sur une longue période.

Le DDPS, en charge du dossier, évaluera en permanence lors de la planification ultérieure si des adaptations du système juridique actuel sont nécessaires pour garantir un soutien adéquat aux personnes concernées ou l’évacuation réussie des restes de munitions.

 

La question de savoir si toutes les infrastructures actuelles peuvent être restaurées une fois l’évacuation terminée, et si c’est bien ce que souhaite la municipalité, apparaîtra au cours de la planification ultérieure. L’objectif est de pouvoir vivre et travailler à nouveau à Mitholz une fois les travaux terminés.

Le 4 décembre 2020, le Conseil fédéral a chargé le DDPS de préparer un message pour l’automne 2022. Cela signifie qu’un crédit d’engagement pour le financement des mesures sera demandé au Parlement.

Le message pour un crédit d’engagement devra également régler le financement des coûts qui sont actuellement estimés entre 500 et 900 millions de francs suisses. Dans la phase précédant l’adoption d’un arrêté fédéral pour un crédit d’engagement, des ressources financières sont nécessaires notamment pour l’étude de projet, la mise en œuvre des mesures préalables, les expertises techniques complémentaires et l’acquisition des premiers biens fonciers. Ceux-ci sont financés par le budget du DDPS.

Les experts sont arrivés à la conclusion que le risque de décès était multiplié à l’intérieur de l’installation par l’augmentation de la pression et par l’émission de gaz toxiques. C’est pourquoi ils ont recommandé de fermer le cantonnement et la réserve de la Pharmacie de l’armée, ce qui a été fait. À l’extérieur, le danger résultant notamment d’une projection de débris est moindre.

Le DDPS ainsi que les auteurs du rapport ont informé la population ainsi que les autorités concernées lors d’une séance qui s’est déroulée à Mitholz à la fin juin 2018. Un rapport intermédiaire du groupe d’experts ainsi que divers documents historiques ont été rendus publics à cette occasion.

Des séances d’information et des consultations régulières sur place visent à assurer une communication continue et transparente pour conforter la confiance de la population locale face aux travaux ordonnés par les autorités.

 

La cheffe du DDPS, la conseillère fédérale Viola Amherd, a informé la population le 4 décembre 2020 de la décision du Conseil fédéral de procéder à cette évacuation. Aucune séance d’information ne pouvant être organisée en raison de la pandémie de COVID-19, c’est par une lettre personnelle et un message vidéo que Madame Amherd s’est adressée à la population.

Voie ferrée et route

Afin de garantir en permanence les liaisons pendant les travaux d’évacuation, des structures de protection sont prévues pour les voies de transport. Pour la route nationale, le Conseil fédéral a décidé de poursuivre la variante « Prolongement du tunnel de Mitholz ». La voie ferroviaire sera protégée par une galerie. Toutefois, pendant les travaux préparatoires, jusqu’en 2030, on ne peut pas exclure des fermetures momentanées.

Évaluation des risques par le groupe d’experts et par l'OFEV

Les calculs montrent que les risques dépassent largement le seuil autorisé par les directives sur le concept de sécurité pour la manipulation de munitions et d’explosifs (WSUME, abréviation en allemand) et qu’ils ne sont pas acceptables au sens de l’ordonnance sur les accidents majeurs (OPAM).

Les experts ont retenu deux scénarios :

  • une tonne d’explosifs, avec une probabilité d’occurrence d’une fois tous les 300 ans : un accident de cette ampleur respecte les dispositions de l’ordonnance sur les accidents majeurs, mais dépasse le seuil fixé dans les directives sur le concept de sécurité pour la manipulation de munitions et d’explosifs.
  • dix tonnes d’explosifs, avec une probabilité d’occurrence d’une fois tous les 3000 ans : un accident de cette ampleur ne respecte les critères ni de l’ordonnance sur les accidents majeurs ni des directives sur le concept de sécurité pour la manipulation de munitions et d’explosifs.

Ces scénarios de risque restent pertinents même après la mise à jour 2020 de l’analyse des risques du DDPS.

Deux experts allemands ont été invités à se pencher sur l’analyse des risques du DDPS en effectuant un co-rapport (c’est-à-dire en fournissant un deuxième avis) sur la méthode employée. Ils ont étudié les scénarios utilisés, les ont jugés fondés, de même que les déductions qui s’ensuivent. L’estimation réalisée par le DDPS, selon laquelle les risques ne sont pas acceptables pour la population au regard des critères fixés dans l’ordonnance du 27 février 1991 sur les accidents majeurs (OPAM), a été confirmée en avril 2019 par l’Office fédéral de l’environnement (OFEV). Autrement dit, l’OFEV considère que l’analyse des risques réalisée par le DDPS est plausible.

Mais la situation des munitions ensevelies dans l’ancien dépôt de Mitholz est des plus complexes. L’organisme allemand mandaté par l’OFEV, le Fraunhofer-Institut, est arrivé à la conclusion qu’il était possible d’envisager aussi un événement plus grave pouvant se dérouler autrement et impliquant une zone de danger répartie différemment. L’expertise du Fraunhofer-Institut envisage notamment un scénario avec une charge allant jusqu’à vingt tonnes de TNT, alors que l’analyse du DDPS se fondait sur un scénario prévoyant une charge de TNT de dix tonnes au maximum.

Les risques restent identiques dans les deux cas. La zone de danger peut par contre faire l’objet d’une autre répartition.

Le canton de Berne a adapté le périmètre de danger sur la base de l’évaluation de l’OFEV. Les mesures anticipées que le DDPS prévoit de mettre en œuvre d’ici 2022 tiennent également compte de l’évaluation de l’OFEV.

Si un événement plus grave ne paraît pas réaliste dans l’état actuel des connaissances, il ne peut toutefois pas être exclu. Cependant, les experts du DDPS penchent pour des événements de moindre envergure.

En février 2020, le DDPS a organisé un atelier avec des experts internationaux dans les domaines de l’analyse des risques et de l’élimination des munitions. Sur la base de ces résultats, des enquêtes complémentaires ont été menées sur l’azoture de cuivre et la probabilité de propagation en cas d’explosion des restes de munitions. En outre, diverses inspections ont permis de préciser l’emplacement présumé des munitions. Sur la base de ces conclusions, le groupe d’experts du DDPS a mis à jour l’analyse des risques.

Considérant plus faible la probabilité de propagation dans l’amalgame de munitions et de roches existant, les experts du DDPS estiment nettement plus bas qu’en 2018 la probabilité d’un événement équivalent à dix tonnes de TNT. L’OFEV conclut toutefois qu’il existe encore des scénarios possibles qui entraîneraient des risques inacceptables selon l’ordonnance sur les accidents majeurs pour un événement de l’ordre de dix tonnes TNT.

En raison des incertitudes qui subsistent, notamment en ce qui concerne l’emplacement des munitions dans certaines parties du tunnel ferroviaire souterrain, le DDPS poursuit sa planification en appliquant le principe de précaution et en se fondant sur l’évaluation la plus prudente, c’est-à-dire tenant compte d’un éventuel événement équivalent à dix tonnes TNT et de la probabilité issue de son analyse des risques 2018.

Non. Pour l’instant, la planification se poursuit sur la base des scénarios selon l’analyse des risques de 2018. Ainsi, le périmètre de danger ne changera pas pour le moment pour les personnes concernées. L’évaluation des risques sera mise à jour périodiquement à mesure de l’avancée des travaux.

Non, la situation est moins critique sous les éboulis que dans les anciennes galeries. On estime que l’accumulation y est moindre.

Généralités

À 1986. À l’époque, lors de travaux de construction effectués pour la Pharmacie de l’armée, au moins une évaluation qualitative avait été réalisée par un physicien de l’ancien Groupement de l’armement, qui avait conclu à l’absence de danger pour la nouvelle installation. Il est impossible de savoir sur quoi il appuyait cette conclusion, car tant lui que ses supérieurs, qui devaient connaître la situation, sont décédés entretemps.

Lors des réflexions autour de la construction d’un centre de calcul – un bâtiment particulièrement sensible aux secousses –, il a été jugé utile de faire une nouvelle évaluation des risques avec l’aide d’experts externes. Ceux-ci ont effectué des investigations sur place et une analyse historique. La plausibilité de leurs résultats a été confirmée par des experts allemands. Une analyse des risques a été publiée d’abord dans un rapport intermédiaire le 27 avril 2018, puis dans le rapport final du 27 septembre 2018.

Entretemps, les possibilités et les méthodes d’évaluation se sont bien améliorées. De plus, les dispositions légales sur la gestion des risques ont été renforcées. Cela signifie que l’évaluation de la situation n’est plus la même aujourd’hui qu’autrefois.

Selon le rapport d’experts du 9 février 1948 (dans sa version corrigée du 14 juillet 1949), la commission mise sur pied à l’époque a estimé qu’il n’était pas question d’entreposer à nouveau des munitions dans les anciennes chambres aménagées à cet effet à Mitholz. On a considéré que les munitions restantes, se trouvant toujours dans le tunnel, ne représentaient qu’une source de danger résiduelle, confinée au site, et qu’un éventuel incident ne provoquerait que des dommages légers à l’installation. La commission d’experts a donc établi que le site de Mitholz pouvait continuer d’être utilisé comme dépôt de matériel, atelier ou hôpital souterrain.

En 1986, lors de travaux de construction pour la Pharmacie de l’armée, le Groupement de l’armement (GDA) a procédé à au moins un examen qualitatif du site. Il a estimé que les restes de munitions ne constituaient pas un danger. Les critères sur lesquels le GDA s’est appuyé pour sa prise de position du 14 février 1986 ne sont toutefois pas connus. Le groupe d’experts actuel n’a en effet retrouvé aucun autre document ni aucun calcul de cette époque.

Jusqu’en 2017, on considérait donc que ces restes de munitions ne constituaient pas un danger conséquent pour les parties de l’ouvrage encore utilisées ni surtout pour les environs. Toutefois, lorsqu’il a été question, en 2017, de construire un centre de calcul à Mitholz, il a été jugé utile de réévaluer le risque compte tenu de l’évolution des connaissances. Réalisée en collaboration avec des experts externes, la nouvelle évaluation s’est fondée sur diverses inspections et sur une enquête historique consistant à étudier de nombreux documents sur l’occupation de l’ouvrage avant le drame et sur les circonstances de ce dernier ainsi que les procès-verbaux de l’évacuation à l’époque. Après le rapport intermédiaire du 27 avril 2018 qui apportait une première appréciation, le rapport final du 27 septembre 2018 conclut que les risques sont plus élevés qu’estimés jusqu’à présent. Des experts indépendants allemands ont confirmé que les résultats de cette analyse de risques étaient plausibles. Dès lors, le Conseil fédéral et le groupe d’experts ont estimé essentiel d’informer dès que possible les autorités, les médias et la population sur place. Depuis la première séance qui s’est tenue le 28 juin 2018, les informations sont fournies au fur et à mesure.

Groupe de travail

Le groupe de travail a notamment pour tâche de procéder à de plus amples investigations, notamment une expertise géologique, de proposer des mesures concrètes pour prévenir les risques dans les environs et de clarifier les répercussions juridiques.

Le groupe de travail est dirigé par Madame Brigitte Rindlisbacher, l’ancienne secrétaire générale du DDPS ; y siègent des représentants de tous les départements concernés, ainsi que d’autres autorités et services intéressés

Le Conseil fédéral a chargé le DDPS de mettre en place une organisation de projet pour continuer les travaux et projeter le concept global d’évacuation. L’objectif est d’associer à cette organisation les personnes directement concernées ainsi que les services des communes, des cantons et de la Confédération et d’autres secteurs tels que les organisations touristiques et environnementales. Cette participation se fait dans le cadre d’un groupe consultatif et d’un groupe de coordination.

Répercussions générales

Différents dépôts de munitions ont connu des accidents, en particulier dans les années d’après-guerre. Les restes de munitions ont été évacués en majeure partie. Voici une liste actuelle des sites contaminés :

Installation  Accident  Type d’ouvrage Héritage
Ebikon am Rotsee 1916  Magasin de munitions en surface et site d’essai pour grenades à main (dépôt pour 15 000 grenades à main) Des grenades restantes ont été éliminées en les immergeant dans le Rotsee ; 765 ont été récupérées en 1979, et 350 de plus en 2000
Uttigen 1943  Magasin de munitions en surface Quelques munitions (en faible quantité)
Ruis 1946  Installation dans la roche Non
Dailly 1946  Ouvrage d’artillerie Non
Mitholz 1947  Installations dans la roche, avec station ferroviaire de chargement en caverne Grandes quantités de munitions
Göschenen 1948  Installation dans la roche Non
Saignelégier 1987  Dépôt de munitions en surface Munitions isolées, en petites quantités
Susten Steingletscher 1992  Installation dans la roche Quantités trop réduites pour causer un accident majeur et un danger pour l’environnement

Pour en savoir plus : Sols et sites contaminés.

Non, car toute détonation spontanée peut être pratiquement exclue comme l’ont montré des vérifications approfondies réalisées en 2012 (Communiqué de presse du 03.02.2012) Ces munitions ont été en partie larguées par bateau dans différents lacs de Suisse, sans emballages. Elles ne sont donc pas concentrées en un point comme c’est le cas à Mitholz. Elles sont désormais recouvertes d’une couche de vase et ainsi préservées des influences externes (telles que l’oxygène).

Pour de plus amples détails, consulter Munitions immergées dans les lacs préalpins.

Non. Aujourd’hui, les conditions de stockage des munitions n’ont plus rien à voir avec celles de l’époque. Elles sont soumises à un processus de suivi strict conduit par le domaine Sciences et technologie d’armasuisse. En outre, les dépôts de munitions répondent aux critères techniques actuels et disposent d’une évaluation de sécurité par site, tenant compte des conditions locales.

Les caractéristiques de stockage des munitions sont aujourd’hui les suivantes :

  • les détonateurs sont stockés séparément des munitions ;
  • les détonateurs sont protégés par deux systèmes de sécurité au moins ;
  • les conditions de stockage (température, humidité) font l’objet d’une surveillance ;
  • les munitions sont conformes au niveau technologique actuel ;
  • les dépôts de munitions sont construits selon les normes technologiques en vigueur et disposent d’une analyse des risques.

Certaines informations concernant les sites militaires sont dignes de protection. L’endroit où se trouvent les dépôts de munitions, par exemple, n’est pas rendu public pour des raisons de sécurité. En cas d’événement, les organisations d’urgence civiles et militaires sont informées par un dispositif de gestion des incidents classé CONFIDENTIEL.

En partie. Cependant, une analyse des risques doit dans tous les cas démontrer que les critères de sécurité sont respectés, conformément aux directives sur le concept de sécurité pour la manipulation de munitions et d’explosifs (WSUME, abréviation en allemand) et à l’ordonnance sur les accidents majeurs. Tout dépôt mal situé sera si possible fermé ou son utilisation fortement réduite.

Les critères de sécurité fixés par les directives sur le concept de sécurité pour la manipulation de munitions et d’explosifs (WSUME, abréviation en allemand) et par l’ordonnance sur les accidents majeurs sont respectés. Des experts (internes et externes) vérifient à intervalles réguliers les bases techniques et les critères de sécurité des directives WSUME, et continuent de les développer. Ces bases et ces critères correspondent au niveau technologique et scientifique actuel et sont validés au niveau international.

Ancien dépôt de munitions de Mitholz

L’ouvrage de Mitholz a été construit pendant la Deuxième Guerre mondiale, dans une vallée étroite au lieu-dit « in der Fluh » (arête).

L’installation n’a plus été utilisée pour stocker des munitions. Depuis l’accident et jusqu’à nos jours, elle a servi de cantonnement et de réserve pour la Pharmacie de l’armée.

Il n’y a plus de munitions à proprement parler depuis l’accident de 1947, mais uniquement des restes de munitions constitués de munitions de petit calibre, d’obus d’artillerie de divers calibres et de bombes pesant moins de 50 kg.

Étapes

Étapes

État : décembre 2020
Étape Date
Séances d’information de la population périodiquement
Engagement d'une nouvelle organisation de projet pour la planification du concept global d'évacuation 1er janvier 2021
Rapport de publication du groupe de travail Mitholz, rapport « Evaluation des variantes de Mitholz », analyse des risques DDPS 2020 7 décembre 2020
Décision du Conseil fédéral d'évacuer les restes de munitions dans l'ancien dépôt de munitions de Mitholz et d'informer la population de Mitholz 4 décembre 2020
Clôture du projet d'évaluation des variantes  fin 2020
Actualisation de l'analyse des risques DDPS 2020 novembre 2020
Publication du rapport participation Mitholz 25 juin 2020
Consultation de la population de fin février à fin mai 2020
Évaluation des variantes à partir du 24 février 2020
Publication du rapport de situation rédigé par le groupe de travail Mitholz 29 octobre 2019
Approfondissement des variantes à partir du 29 juillet 2019
Publication de la prise de position de l’OFEV sur l’analyse des risques réalisée par le DDPS à l’ancien dépôt de munitions de Mitholz le 15 avril 2019
Visite de l’installation avec la population de Mitholz 26 janvier 2019
Publication du rapport d’experts sur l’analyse des risques (rapport final des experts) 27 septembre 2018
Fermeture du cantonnement et de la réserve de la Pharmacie de l’armée Achevé
Information à la population
28 juin 2018
Création d’un groupe de travail par le Conseil fédéral
27 juin 2018
Publication d’une analyse de risques (rapport intermédiaire des experts) 27 avril 2018
Mandat de réévaluation des risques à l’ancien dépôt de munitions de Mitholz Fin 2017

Population

Bundesratsentscheid vom 4.12.2020 zur Räumung in Mitholz

Videobotschaft von Bundesrätin Viola Amherd an die Bevölkerung von Mitholz

Communiqués

Vidéos

Conférence de presse du 28 juin 2018

Photos

À qui peut s’adresser la population locale en cas de question ?
Tél.
+41 58 464 50 58